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Expressions 644

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EXPULSIONS LOCATIVESJOURNÉE DE L’EMPLOIENVIRONNEMENTDepuis le 31 mars, les expulsions locatives et les coupures d’énergies peuvent recommencer. Une situation dénoncée par le Réseau d’alerte et de solidarité, et par le maire, qui a pris de nouveaux arrêtés interdisant ces pratiques sur la commune.La Journée vénissiane des métiers et de l’emploi a attiré près d’un millier de personnes. Parmi ces visiteurs, 200 ont été accueillis en “VIP” avant l’ouverture au public, pour pouvoir rencontrer en primeur les recruteurs. Notamment ceux du secteur automobile.P. 4PAGE 5Le défi Zéro Gaspi réussit son pari1 000 visiteurs à Joliot-CuriePHOTO RAPHAËL BERTQuatre nouveaux arrêtés du mairePAGE 3SANTÉDépistage buccodentaire : résultats préoccupants P. 6N° 644 du 4 au 17 avril 2018www.expressions-venissieux.frLes raisons de la colèrePHOTO RAPHAËL BERTAlors que l’on va célébrer les 50 ans de Mai 68, la météo sociale annonce un printemps des plus chauds. Face aux réformes libérales tous azimuts engagées par le gouvernement, fonctionnaires et salariés du privé disent leur colère. DOSSIER PAGES 9 À 112ACTUSEXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644CHEMIN DU CHARBONNIERCENTRE-VILLELe bout du tunnel ?Le Crédit Agricole mise sur la convivialitéAprès plusieurs décennies de lutte contre les camions, les riverains du chemin du Charbonnier commencent à croire au retour d’une certaine tranquillité. Mais ils sont trop échaudés pour baisser la garde. il fallait décerner uneS’aux bruits et à la vitesse, quichaque année, c’était repoussé. Ilpersonne ne pourrait laEnrico Réa a été de toutes lesça commence à bouger !”à cheval sur les communes demain à la poche pour aménagerpalme de la combativité,leur disputer. Voilà maintenant près de quarante ans que les rive-rains du chemin du Charbonnier, Saint-Priest et Vénissieux, tententd’obtenir une réduction des nuisances liées au passage des camions. Quelque 400 camionsqui, chaque jour de la semaine et le samedi matin, utilisent la plateforme logistique ferroviaire pour charger et décharger des containers voyageant sur des trains de fret.Président de l’association Haltecompte environ 200 adhérents, batailles. De toutes les désillusionsaussi. Particulièrement en 2002,quand le Grand Lyon avait mis la sur la rue du Beaujolais voisine, à l’écart des habitations, un nouvel accès à la plateforme. “On a cru que c’était la fin du cauchemar. Lea fallu attendre fin 2016 pour queAujourd’hui encore, la situation n’a que très peu évolué. Si une partie des camions sort effective-ment par la rue du Beaujolais, l’entrée se fait toujours par le chemin du Charbonnier.MÉFIANCEpropriétaire du site, la SNCFLors d’une récente réunion à l’hô-(devenueannoncé aux riverains que lesRéseau, et l’exploitant, la CNC NavilandCargo),n’avaient plus qu’à réaliser les aménagements internes permettant aux poids lourds d’entrer etsortir par ce nouvel accès. Mais,tel de ville de Saint-Priest, il a étéL’agence de la place Sublet a connu une vraie transformation.camions circulant à vide — lesÀ l’ère du digital, les grandesvénissiane : salon d’accueil, postemois de juin, pénétrer sur le siteinvestir dans leurs agences phy-bureaux de réception, décorationplus bruyants — pourront, dès lepar la rue du Beaujolais. Avec, à la clé, une réduction des nuisances de l’ordre de 40 %. Quantà l’accès de la rue du Charbonnier, il serait totalement interdit à l’horizon 2022.“C’est une avancée, on ne va pas seplaindre, réagit Enrico Réa, mais après des décennies de promessesnon tenues, nous restons forcé-ment prudents. Cela fait déjà 15 ans qu’on ne devrait plus voir decamions sous nos fenêtres. Vous comprenezquenoussoyonsméfiants ! En tout cas, nous nebanquesdoivent-ellesencoresiques ? Pour le Crédit Agricole, la réponse est oui. À Vénissieux, la “banque verte” vient d’injecter500 000 euros dans la rénovation de son agence de la place Léon-Sublet, dirigée par Élodie Gibernon. L’inauguration a eu lieu le28 mars, en présence du maire, Michèle Picard, qui s’est dit“réjouie, comme toujours quand les acteurs économiques renforcent l’attractivité de notre ville”.Plus qu’une rénovation, c’est une transformation qu’a subie l’agenceinternet en libre accès, grands“locale” confiée à un photographe qui a sillonné Vénissieux…“L’objectif était d’offrir aux clients l’accueil le plus convivial possible,expliquait Yann Fernandes, directeur d’équipe d’agences pour lazone Vénissieux, Saint-Fons, Feyzin. À l’heure du développementdes services bancaires numériques, sur lesquels nous sommespar ailleurs très présents, nous sommes convaincus que la qualitéde l’accueil physique fera la différence.”gPHOTO RAPHAËL BERTlâcherons pas. Tout ce qu’on demande, c’est de retrouver une certaine tranquillité dans le quartier.” gAujourd’hui, si une partie des camions sort effectivement par la rue du Beaujolais, l’entrée se fait toujours par le chemin du Charbonnier.BON À SAVOIRPLU-H : les dates de l’enquête publique Une enquête publique sur le projet de révision du Plan local d’urbanisme et d’habitat (PLU-H) de la Métropole sera ouverte du mercredi 18 avril à 9 heures jusqu’au jeudi 7 juin à midi. Ce projet concerne l’ensemble du territoire de la Métropole pour les quinze prochaines années. Chaque citoyen pourra prendre connaissance du dossier et y ajouter ses observations et propositions, aux jours et heures habituels de réception du public dans les mairies du Grand Lyon. À Vénissieux, il sera possible de rencontrer le commissaire-enquêteur lors de ses permanences à l’hôtel de ville : le 25 avril (de 14 à 17 heures), le 4 mai (de 9 à 12 heures), le 17 mai (de 16 à 19 heures), le 28 mai (de 9 à 12 heures) et le 5 juin (de 14 à 17 heures).CONSEILS DE QUARTIER ● Saint-ExupéryGILLES LULLAEXPRESS Mai 68 : appel à témoignages Dans le cadre d’un dossier sur les événements de Mai 68 qui paraîtra dans le courant du mois de mai, nous recherchons des témoignages de Vénissians sur les grèves, les actions de solidarité et le quotidien de cette époque. Si vous êtes intéressés, si vous avez des anecdotes à nous raconter, n’hésitez pas à contacter la rédaction au 04 72 51 18 12 ou à jc.lemeunier@expressionsvenissieux.frPermanence vendredi 6 avril à 17 h 30 à la Maison de quartier Darnaise, salle festive (45, boulevard Lénine). Président : Abdelhak Fadly ● Georges-Lévy/Ernest-Renan/Moulin-à-VentPermanence mardi 10 avril à 18 heures, salle du 44, rue Ernest-Renan. Président : Hamdiatou Ndiaye ● CentreVisite de quartier mardi 10 avril. Rendez-vous à 18 heures devant le centre associatif BorisVian (CABV). Présidente : Amina Ahamada Madi ● Anatole-France/Paul-LangevinVisite de quartier mardi 10 avril.Rendez-vous à 18 heures devant la Maison des fêtes et des familles. Présidente : Marie-Christine Burricand ● Jean-Moulin/Henri-WallonPermanence mercredi 11 avril à 17 h 30 au local du conseil (43, rue des Martyrsde-la-Résistance). Président : Nacer Khamla ● ParillyPermanence jeudi 12 avril à 18 h 15 au foyer Marcel-Sembat (11, bd Marcel-Sembat). Président : Jean-Louis Piedecausa ● Gabriel-PériPermanence mardi 17 avril à 17 h 30, au restaurant scolaire Gabriel-Péri (1, rue ProsperAlfaric). Président : Gilles RoustanACTUSEXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 6443JVME 2018En route pour les métiers de l’automobile Organisée en amont de la Journée des métiers et de l’emploi (JVME), l’opération “Pourquoi pas moi ?” a permis à une vingtaine de personnes de découvrir les métiers de l’automobile, et d’échanger avec des professionnels des concessions installées à Vénissieux. En vue, pourquoi pas, d’intégrer ce secteur qui peine à recruter. ieux connaître les métiersMsont pas encore des professionnels. Ilsquadrilingue, souhaite devenir assis-dre à se présenter, maisformations, et n’osent pas franchir lesurtout permis de rencontrer dution (CREPI), la Fondation Agir contreautomobile situées le long du péri-aussi renforcer sa confiance en soi. Du 15 au 22 mars, le Club régional d’entreprises partenaires de l’inserl’exclusion (FACE) et la Ville ont orga-nisé une semaine de sensibilisation à la diversité des métiers de l’automobile, alors que le secteur, très pré-sent sur le territoire, peine à recruter. Une vingtaine de demandeurs d’em-ploi, vénissians pour la plupart, ontne connaissent pas les métiers et lestante commerciale. L’opération lui apas vers les concessions.”monde. “Je n’ai pas de réseau, c’est ceLe 22 mars, les demandeurs d’emploiqui me manque le plus.”ont visité six concessions du Pôle“C’est bien de rencontrer les gens et de communiquer sur notre métier”,phérique. Une manière de “rencon-note de son côté Laurent Giraud, res-trer les vraies gens de la vraie vie”ponsable commercial chez Atlanticselon Mathilde Guiot. “Ils ont eu sousAutomobiles. Qui salue “un échangeleurs yeux la panoplie de tous lesà double sens” et rappelle qu’il existemétiers de l’automobile, du tertiaire àaussi “nombre de garagistes et de car-la technique en passant par la venterossiers indépendants à Vénissieux,PHOTO A.Sde l’automobile, appren-et le service après-vente”, complèteSaint-Fons ou Feyzin".participé à l’opération.Sandrine Colineau, présidente duLe 29 mars, les participants ont étéateliers: présentation des offres deCREPI.Pour décrocher un emploi dans la mécanique, un CAP est indispensable.Chez Toyota, c’est le chef des ventes, Laurent Germain, qui dirige la visite.pas vraiment d’école pour accéder àsiane de métiers et de l’emploi. PlusVingt ans dans l’automobile au comp-ces métiers, hormis pour la méca-saires pour atteindre notre objectif.nique, où le CAP est indispensable”.quoi sera fait l’avenir”, assure l’unLa semaine a débuté par plusieursformation, enquête sur les métiers ou préparation aux entretiens. “Laforce des participants, c’est d’être pas-sionnés par les métiers de l’automo-bile. Lorsqu’ils voient une voiture, ilsteur, dont quatre chez Toyota. “Onatterrit souvent dans ces métiers par passion”, assure-t-il, décrivant toute-À la fin de la journée, c’est le momenton trouve très peu de femmes hormismajorité des participants semblesavent ce qu’elle a sous le capot et sontfois “un métier très macho, dans lequelheures, décrit Mathilde Guiot, char-au secrétariat, notamment à cause descapables d’en discuter pendant des gée de mission au FACE. Mais ce neSTATUT VIPhoraires”. Avant d’assurer “qu’il n’y adu bilan. Premier enseignement, la vouloir se diriger vers la mécanique. “On a pu avoir les informations néces-C’est important car on ne sait pas de d’eux. “Cette initiative m’a permis defaire naître un projet : devenir vendeur confirmé grâce à un certificat de qua-lification professionnelle”, indique Hervé Colliat. Qui observe que “lesconcessions ont bien répondu à nos questions”. Ouassila Habibi, 45 ans etaccueillis en “VIP” à la Journée vénis-d’une heure avant l’ouverture au public, ils ont pu rencontrer directe-ment les recruteurs. Selon Sandrine Colineau, la moitié des candidats ontfait “de bonnes touches”, qui doivent déboucher sur des entretiens… voire plus si affinités. gALAIN SEVEYRATPHOTO RAPHAËL BERTPrès d'un millier de visiteurs à la Journée des métiers et de l'emploi53 entreprises et 16 organismes de formation étaient présents pour rencontrer les demandeurs d’emploi.La Journée vénissiane des métiers et de l'emploi (JVME) s’est tenue le 29 mars à la salle Joliot-Curie. 950 personnes ont répondu présent, dont 200 environ accueillies en “VIP” avant l'ouverture de la manifestation au public (lire ci-dessus). Pour les demandeurs d'emploi, c'était l'occasion à ne pas manquer. 53 entreprises — 19 de plus que l'an dernier — et 16 organismes de formation avaient fait le déplacement. Leur mission : animer des espaces de recrutement et apporter des informations sur la formation, l’emploi ou la création d’activité. Deux conférences ont été en outre consacrées aux métiers de l’automobile et de l’industrie, souvent présentés comme des secteurs qui recrutent. “À Vénissieux, comme dans toutes les villes populaires, le chômage est trop élevé et il frappe plus durement qu'ailleurs les jeunes et les plus de cinquante ans [...] Alors il faut se battre, se battre avec nos moyens, nos compétences, a souligné le maire, Michèle Picard. Mais nous avons un atout de taille : la proximité avec les habitants et la connaissance des potentialités des quartiers populaires. Nous avons aussi su nouer des partenariats solides, fidèles et complémentaires. Cette journée en est la preuve.” La JVME était organisée en collaboration avec Pôle Emploi, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon, la Plateforme mobilité, la Cocotte et la Mission locale de Vénissieux, ainsi que le Bureau d’information jeunesse et l’Établissement d’insertion par la défense (EPIDE) de Meyzieu.ACTUS4EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644DÉVELOPPEMENT DURABLELe défi Zéro Gaspi réussit son pari Pendant six mois, une dizaine de personnes ont été sensibilisées au gaspillage alimentaire dans le cadre du défi Zéro Gaspi. Accompagnés par un spécialiste, les participants ont réussi à réduire fortement leurs quantités de déchets. n septembre dernier, la Métro-Edéfi n’en ont rejeté que 60,7 kg enpratiques, la pratique du compostage,défi Zéro Gaspi, une opérationmois et pondérés sur un an). Pourle fait d’avoir pu transposer detrentaine de familles volontaires278 kg pour Vénissieux et 297  kgtion à d’autres communes de la Métro-performance” pour Émeline Baume,de sensibilisation au gaspillage alimentaire. L’idée consistait à accom-pagner pendant six mois une vénissianes, avant d’étendre l’opéra-pole. Objectif: les aider à consommerdifféremment, à composter et à réem-moyenne (chiffres récoltés sur sixles déchets recyclables, la moyenneobtenue par les participants est de 145 kg par an et par habitant, contred’elles.mie circulaire et la prévention des 31 mars salle Jeanne-Labourbe, lesà Vénissieux s’élève à 239 kg par anet par habitant, les participants auvaille comme animatrice, j’ai mis enplace des ateliers pour sensibiliser lesconseillère métropolitaine à l’écono-l’expérience jusqu’au bout.que la quantité de déchets résiduelstudes. “Dans le centre social où je tra-enfants. Et les enfants ont sensibilisédéchets.Mais le verdict est sans appel. Alorsbonnes pratiques dans leurs habi-pour la Métropole. Une “excellenteployer les restes. Finalement, dix per-sonnes seulement auront vécula visite du centre de tri… sans oublierLors de la soirée de restitution le personnes présentes n’ont pas caché leur satisfaction. Toutes ont appréciéles recettes de cuisine, les échangesd’idées et les rencontres, les ateliersleurs parents”, s’est félicitée l’une PourSandrinePerrier,adjointe aux déplacements urbains,à la voirie, à la propreté et au mobilierurbain, cette première édition est unsuccès. “Comme nous le supposions, ily a à Vénissieux des familles qui sontintéressées, prêtes à s’investir dans ladémarche”, a-t-elle souligné. gA.S.PHOTO A.S.pole et la Ville avaient lancé leLes participants ont apprécié les recettes de cuisine, les échanges d’idées, les rencontres, les ateliers ou bien encore la pratique du compostage. À NOTERLes participants au défi Zéro Gaspi témoigneront ce 5 avril, à l’hôtel de ville, à partir de 18 heures, lors de la soirée “Faites de la propreté”. La Semaine de la propreté se poursuit jusqu’à samedi. Parmi les nombreux rendezvous, rappelons la collecte solidaire de vêtements et de chaussures organisée en partenariat avec Emmaüs, ce vendredi 6 avril, de 9 à 16 heures, sur la place Léon-Sublet. Tout le programme sur www.venissieux.frActusEXPREssIONs / Mercredi 4 avril 2018 - n° 6445EXPULSIONS LOCATIVESVénissieux dit “non”, encore et toujours Depuis la fin de la trêve hivernale, le 31 mars, les expulsions locatives et les coupures d’énergies peuvent recommencer. Une situation dénoncée par le Réseau d’alerte et de solidarité, et par le maire, qui a pris de nouveaux arrêtés interdisant ces pratiques sur la commune. sions ont été effectuées, tandis quepleuve, qu’il neige ou qu’ill’expulsion, par honte, par peur etjours du printemps, qu’ilvente, sous la grisaille ou le soleil,ils sont là, et disent “non aux expulsions locatives”, encore et toujours. Cette année, c’est le 20 mars en fin d’après-midiqueplusieursdizaines de personnes se sont retrouvées sur l’esplanade Jean-Cagne aux Minguettes, à l’appel de19 ménages étaient partis avant par pression. Que deviennent ces familles ? Qui s’en soucie ?” En quinze ans, le nombre d’expulsions locatives avec concours de la forcepublique a augmenté de 140 % en France.NÉCESSAIRE SOLIDARITÉl’infatigable Réseau d’alerte et deTous les ans, le Réseau dénoncejoursrègle rien et aggrave tout”, commesolidarité des Vénissians. Onze plustard,le31,la“trêve hivernale” a pris fin. Leprintemps revenu, les locataires endifficulté peuvent de nouveau être flanqués à la rue en toute légalité.Tous les ans, à Vénissieux, une cin-quantaine de familles sont touchées par ces pratiques. En 2017, 98 “concours à la force publique”ont été demandés, et 64 expulsions ont été programmées. “La qualité du travail réalisé, en amont, par laVille et les partenaires sociaux, apermis de limiter les expulsions, rappellelemaire,MichèlePicard. Ce travail social est indispensable, mais dans certains cas, il ne suffit pas. L’an dernier, 26 expul-cette “procédure inhumaine qui nele martèle André Mazuir, l’un deses porte-paroles. Dénonçant la baisse des APL et exigeant “un ser-vice public du logement”, le collectifPHOTO RAPHAËL BERTTous les ans, aux premiersrassemble ou obtient le soutien denombreuses organisations syndicales, politiques et associatives :RESF, CNL, CGT, Secours populaire, Secours catholique, LSR, comitéCGT des travailleurs privés d’em-Le 20 mars, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à l’appel du Réseau d’alerte et de solidarité des Vénissians.ploi et précaires, USR-CGT, Partila pression sur les bailleurs pourTous les ans, le maire de Vénissieuxmunistes, Parti de gauche-Franceamont. Et aussi poursuivre la sen-les expulsions sur le territoire decommuniste français, Jeunes com-insoumise, Lutte ouvrière… Chacune, ou presque, prend la parole, pour relancer la vigilance, redirela nécessaire solidarité, maintenirun traitement des dossiers en sibilisation de l’opinion publique, qui n’imagine pas à quelle vitesse on peut devenir soi-même un “mauvais payeur”…Arrêtés du maire : la force du symbole, l’espoir d’une jurisprudence Depuis le 30 mars, les saisies mobilières, les expulsions locatives sans proposition de relogement, les coupures d’électricité et de gaz et l’interruption de la distribution d’eau sont interdites dans les résidences principales vénissianes. Ces mesures sont contenues dans quatre arrêtés signés de Michèle Picard, maire de Vénissieux. Ils ont été adressés aux services municipaux, au commissariat de police, ainsi qu’à la préfecture, pour le passage en contrôle de légalité. Une étape que ces documents ne franchiront pas, dans l’état actuel de la loi.Sans surprise, le préfet du Rhône saisira le tribunal administratif de Lyon pour faire invalider ces décisions, arguant qu’un maire n’a pas le pouvoir de faire obstacle à l’exécution d’une décision de justice, telles que celles ordonnant une expulsion ou une coupure d’énergie. Quelques semaines plus tard, l’audience publique sera l’occasion pour Michèle Picard de défendre son action, “avec la volonté de faire évoluer la jurisprudence, pour qu’un jour ces arrêtés constituent un rempart légal contre l’injustice des expulsions”.prend des arrêtés pour interdire la commune (lire encadré). Une démarcheillégale,puisqu’enFrance, pour l’heure, le droit de lapropriété est plus sacré que le droit d’avoir un toit. Et comme tous lesans, le préfet attaquera ces décisions en justice, avec de fortes chances de “casser” les mesures municipales. Pourquoi persister, alors ?“Sijeprendsdesarrêtés interdisant les expulsions“En tant que maire, il est de ma responsabilité de protéger la population et de prévenir les risques en matière de sécurité. Michèle Picard, maire de Vénissieuxsans relogement, les
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